Quel(s) lien(s) peuvent exister entre le bug de l'an 2000 et la pandémie de grippe A H1N1 ? Voilà un rapprochement qui peut sembler hasardeux de prime abord, mais qui prend de la consistance en écoutant les commentaires et remarques des personnes interrogées.
Durant une semaine, notre association montpelliéraine a mené une action de sensibilisation des petites et moyennes entreprises en matière d'hygiène et de sécurité. Une centaines d'entreprises ont été visitées.
Le lien entre pandémie H1N1 et bug de l'an 2000 nous a été fourni par l'un des interviewés. Même paranoïa face aux risques potentiels, mêmes besoins de payer (pardon d'investir) pour passer le cap, mêmes avis d'experts qui se contredisent, mêmes avis d'illuminés divers et variés.
De ce point de vue, la TPE/PME a des raisons légitimes de considérer avec beaucoup de mépris cette grippe. En son temps (une décennie), l'activité économique de la petite entreprise a t elle souffert de ce fameux bug ? Dans l'immense majorité des cas, la réponse est négative. Nous pourrions longuement disserter sur les raisons à cela, mais globalement, les grandes entreprises / éditeurs / consultants / développeurs en ingénierie informatique avaient largement anticipé le problème. De fait, la TPE/PME qui se trouve en bout de chaine ne sera, in fine, que (éventuellement) partiellement affectée.
Nous sommes donc dans un système pyramidal où les grandes entreprises ont donné le "la" sur ces risques et en ont assuré la plus grande partie des résolutions et financements.
C'est la grande différence avec la pandémie qui se profile. Nous basculons avec celle-ci dans un système horizontal, où chacun peut apporter sa pierre à l'édifice, dans un sens comme dans un autre ; tout un chacun est responsable vis à vis de lui-même et des autres de son propre comportement et est de valeur égale.
Prenons un exemple : la multinationale tartemuche a prévenu l'ensemble de ses salariés, acheté le matériel nécessaire, fait des stocks de solutions hydroalcooliques. Très bien. Mais le sous-traitant, de taille plus modeste qui intervient chaque jour dans ses locaux en fait-il autant ? Si la réponse est négative, on peut le considérer comme un cheval de troie au sein d'une organisation beaucoup plus vaste. Et ainsi de suite.
Pour réfléchir par analogie, cela revient à l'histoire de cette colonne d'armée qui se dirige vers son champs de bataille. Elle dépend avant tout de la faiblesse de l'un de ses composants...en l'occurrence du légionnaire qui a un caillou dans sa chaussure et qui ralentit l'ensemble de la troupe.
Pour revenir au sujet qui nous préoccupe, la pandémie de grippe n'est pas un nouveau bug. Sans rentrer dans les polémiques qui secouent le net sur le sujet, la vigilance et l'hygiène devraient s'imposer pour tous. Au delà, ou de façon concomitantes aux exigences économiques.
lundi 14 septembre 2009
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